Hidan no Aria:Tome1 Chapitre5

From Baka-Tsuki
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Cinquième Balle : Holmes

1.

Peu importe à quel point j'étais stimulé, je ne pouvais pas maintenir le Hysteria Mode plus que quelques minutes. Le temps que j'arrive au terminal n°2 de l'aéroport d'Haneda [1], j'étais revenu à mon état normal.

Mais j'allais quand même devoir l'arrêter.

Si mes prévisions était correctes...

Aria allait bientôt le rencontrer. Elle allait le rencontrer.

Le Tueur de Butei——— !

Je franchis les barrières de sécurité en montrant ma licence de Butei, ce qui me permis de ne pas avoir à passer sous le détecteur à métaux.

Aria.

Il faut que tu reviennes.

Je ne te laisserai pas affronter le Tueur de Butei.

C'est lui qui a tué mon frère, alors——— Toi, seule, tu n'as aucune chance. Absolument aucune !

Mon frère était très fort.

Plus fort que n'importe qui. Et aussi très intelligent. Son Hysteria Mode était vraiment d'une autre ampleur que le mien.

(Aria——— !)

Cette fois-ci, tu ne t'en sortiras pas une simple blessure au front !

C'est un assassin.

Il va te tuer——— !


Je courus à toute vitesse vers la zone d'embarquement. Les portes pour le vol ANA600 se fermèrent dans mon dos. Le Boeing 737-350 allait décoller pour l'aéroport Heathrown de Londres dans quelques secondes.

- ...Je suis de Butei ! Arrêtez cet avion !

La petite hôtesse de l'air à qui je venais de montrer mon badge Butei me dévisageait avec des yeux ronds.

- M-Monsieur !? Je suis désolé mais, q-qu'est-ce qui se passe ?

- Je n'ai pas le temps d'expliquer ! Arrêtez cet avion !

Elle hocha la tête, effrayée, et partit en courant en direction des escaliers qui menaient au cockpit.

J'aurais voulu la suivre, mais mes jambes se dérobèrent sous moi. Depuis que j'avais quitté Assault, je n'avais plus autant d'énergie qu'avant. J'avais épuisé toutes mes forces pour arriver ici le plus vite possible. J'avais l'impression de ne plus pouvoir faire un pas de plus.

Je... vais réussir à empêcher cet avion de décoller, hein ?

———Au même moment.

Vroum.

L'avion s'ébranla.

Il... avançait !

- Heu... Je, je n'ai rien pu faire. Le pilote a dit que, selon les règles et dans ces conditions, seul un agent de la tour de contrôle est en mesure d'arrêter le vol...

L'hôtesse de l'air qui venait de redescendre du cockpit parlait en tremblant.

- Q-Quel con... !

- N-Ne tirez pas, s'il vous plait ! Êtes-vous vraiment un Butei ? Le pilote était très énervé, il a dit que personne ne l'avait contacté afin qu'il annule le vol...

L-L'enfoiré...!

Que faire ?

Le menacer avec mon pistolet ?

Non, impossible. Vu ce que l'hôtesse de l'air venait de me dire, le pilote ne me faisait aucune confiance. Même si je le menaçais, il décollerait sans doute quand même.

En regardant par un hublot, je vis que l'avion du vol ANA600 était déjà entré sur la piste de décollage.

Si je le forçais à arrêter l'avion maintenant, nous pourrions percuter un autre avion sur la piste.

Utilise ta tête, Kinji. Cette méthode ne peut pas marcher.

L'ennemi avait agit le premier. Si je réfléchissais pas, nous allions perdre.

———J'allais devoir changer de tactique.


L'avion monta lentement en altitude. Enfin, le signe indiquant qu'il fallait garder sa ceinture de sécurité s'éteignit.

Quand j'eus finis de calmer la petite hôtesse de l'air - je n'avais pas d'autre choix - je lui demandai de m'accompagner jusqu'au siège d'Aria... enfin, jusqu'à la cabine d'Aria.

Cet avion était en effet bien différent des avions normaux.

Le premier étage était occupé par un bar très spacieux. Au second, des cabines s'alignaient de chaque côté d'un petit couloir.

J'en avais entendu parler à la télévision———

On appelait ça un « Vol-Croisière ». Chaque passager avait sa propre cabine individuelle. En résumé, c'était un avion ultra-luxueux.

Il n'y avaient pas de sièges normaux mais, comme dans un hôtel de luxe, douze cabines avec chambre et salle de bain. Un avion conçu tout spécialement pour les riches et les célébrités.

- ... Ki-Kinji ?!

Aria me regardait entrer dans sa suite décorée de fleurs fraiches avec des yeux ronds .

Bon. Au moins, on s'était retrouvé.

- ... C'est bien la noblesse, ça. Il a coûté combien le ticket aller-simple de cet avion... 2.000.000 yens ? dis-je en voyant le lit immense.

Aria se leva d'un bond de sa chaise.

- ... Tu rentres sans même avoir frappé à la porte, tu n'as aucune manière !

- Oh, t'as vraiment aucun droit de dire ça.

Impossible de savoir si elle se souvenait de la façon dont elle avait pénétré mon propre appartement. Elle laissa juste échapper un « humpf » énervé.

- ... Pourquoi tu m'as suivi ?

- Pourquoi le soleil se lève-t-il ? Pourquoi la lune brille-t-elle ?

- Arrête ça ! Je vais te percer de trous si tu ne me réponds pas !

Alors... Elle menaçait encore de me tirer dessus——— ? Aria avait posé ses mains de chaque côté de sa jupe.

Cela me détendit un peu.

Génial. Elle avait ses pistolets.

- Loi de Butei, article 2 : « Un contrat ne peut être rompu ».

- ...?

- Je te l'ai promis. Je devais revenir en Assault et m'occuper d'une - et d'une seule - affaire avec toi——— Or, l'affaire du Tueur de Butei n'est pas encore réglé, n'est-ce pas ?

- Que... Mais tu ne fais rien ! Tu ne sers à rien ! cria Aria en dévoilant ses canines.

On aurait dit un lion miniature.

- Rentre chez toi ! Je l'ai bien compris grâce à toi——— Je suis une aria ! Il n'y a pas de Partenaire pour moi sur cette planète ! J'ai décidé de combattre le Tueur de Butei, et tous les autres, seule !

- J'aurais aimé que tu me dises ça plus tôt.

Je m'assis sur un des sièges et regardait avec attention les villes qu'on apercevaient en bas.

- ... Rentre chez toi quand on sera arrivé à Londres, je t'achèterai un ticket en classe économique. Tu n'es plus qu'un étranger pour moi ! Ne m'adresse plus la parole !

- J'ai pas toujours été un étranger ?

- Tais-toi ! Interdiction de parler !


Le vol ANA600, balayé de vents violents, avait finit de survoler la baie de Tokyo.

Aria, jambes et bras croisés, étaient assise sur son siège. Elle regardait avec mécontentement à travers le hublot, les joues gonflées.

J'avais l'impression d'avoir manger un plat empoisonné.

Peu importe où nous allions, Londres ou ailleurs, nous y allions. Nous ne pouvions plus qu'attendre.

- ...Chers passagers, nous avons le regret de vous annoncez que nous sommes forcé de contourner la zone de turbulence créée par le typhon. Pour cette raison, nous atteindrons notre destination avec une demi-heure de retard———

L'avion trembla légèrement, comme pour marquer l'information.

Ce n'était pas grand chose mais...

Broum ! Brooouuum— !

Il y eut un grondement de tonnerre très proche.

Flash——— !

Puis, un grand éclair traversa le ciel... Aria se recroquevilla avec un petit cri, les yeux écarquillés.

- Tu as peur ?

- B-Bien sûr que non. Tu dis n'importe quoi ! Ne m'adresse pas la parole ! Ça m'énerve.

Un nouveau coup de tonnerre secoua la cabine—

- Aaah ! cria Aria.

Je ne pus m'empêcher de rire en la regardant.

Ah~ Alors comme ça, Aria le Quadra avait aussi une faiblesse. Les orages.

- Tu peux aller te cacher sous les draps si tu as peur du tonnerre.

- L-La ferme.

- C'est ce que font les petits enfants, non ?

- Espèce de dé-dé-débile !

Brooouuum——— !

Un nouveau coup de tonnerre assourdissant. Aria, totalement paniquée, était incapable de rester immobile. Elle sauta de sa chaise...

Et alla se réfugier dans le lit, sous les draps. Vraiment.

La scène était telle que je me l'étais imaginé... Oubliant la situation dans laquelle nous nous trouvions, je me mis à rire de façon incontrôlable. C'était vraiment une gamine !

- Aria— J'espère que t'as pris des couches de rechange !

- Imbécile de Kinji ! P-Plus tard, je te percerai de trous !

Ahahah ! Elle tremblait de peur.

Broooouuum——— ! Broooouuum——— !

Impossible de savoir si elle était très malchanceuse ou si le pilote était mauvais, mais l'avion semblait se rapprocher de l'orage.

- .......Ki-Kinji.......

Aria, la voix pleine de sanglots, m'appelait de dessous les draps. Incapable d'en supporter davantage, elle se leva et agrippa ma manche.

- D'accord, d'accord. N'aie pas peur. Je vais allumer la télévision.

Je saisis la télécommande de la main qu'Aria ne serrait pas comme une enfant, allumai la télévision et parcourrai les chaines. Des films et anime défilèrent sur l'écran...

Je finis par choisir une chaine qui diffusait ce qui semblait être une série télévisée historique, destinée aux adolescents.

« ... Ces fleurs de sakura qui tombent sur mon corps, tu les as déjà vu, n'est-ce pas~~ ? »

Ah... C'était... Un film historique sur la vie d'un de mes ancêtres.

Un magistrat célèbre, du nom de Kin Tôyama.

D'après ce que m'avait dit mon frère, lui aussi portait dans ses gênes le Hysteria Mode——— Il était exhibitionniste. À chaque fois qu'il se déshabillait, son intelligence et sa force montait en flèche.

- Allez. Regarde ça, tu vas te détendre.

- H-Hum.

Apparemment la règle qu'avait mise en place Aria et qui m'interdisait de parler ne tenait déjà plus.

Sa main, qui tenait ma manche en tremblant, était petite et frêle...

C'était vraiment la main d'une jeune fille normale.

Et si——— Si...

Si en cet instant, c'était une jeune fille ordinaire.

Et si moi, je n'étais qu'un lycéen des plus banal.

- Aria.

Alors, comme ça, je pouvais poser ma main sur la sienne.

- Ki-Kinji...?

Oui.

Comme un camarade de classe normal. Comme un ami.

C'était la moindre des choses que je pouvais faire pour l'empêcher de trembler.

Après avoir hésité quelques secondes, les doigts d'Aria se refermèrent sur ma main. Et à ce moment précis...

Bang ! Bang !

Un grand bruit résonna dans l'avion———

Ce n'était pas un coup de tonnerre, mais un bruit que nous, lycéens Butei, avions l'habitude d'entendre———

Des coups de feu——— !


Je me précipitai hors de la pièce et vit que l'étroit couloir était en plein chaos.

Tous les passagers des douze cabines étaient sortis, ainsi qu'un grand nombre de membres de l'équipage——— Des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux qui s'époumonaient, terrifiés.

Je tournai la tête vers l'avant de l'avion d'où était parti les coups de feu et vis que la porte du cockpit était ouverte.

- ...!

J'aperçus la petite hôtesse de l'air effrayée.

Elle trainait le pilote et le copilote hors de la pièce.

Ils ne bougeaient pas, quelque chose avait du leur arriver.

En la voyant lâcher les deux corps dans le couloir, je sortis précipitamment mon pistolet.

- ...Ne bouge plus !

Elle m'envoya un clin d'œil et retourna dans le cockpit.

« Attention please [2], veuillez rester calme. »

Puis, elle sortit de sa poitrine une petite cartouche qu'elle jeta au sol.

Celle-ci vint rouler jusqu'à mes pieds, me glaçant de terreur.

- Kinji ! cria Aria.

Elle avait enfin vaincu sa peur de l'orage et était sortie de la cabine.

Sssssshhhhhh...!

Je connaissais ce son.

C'était——— Une bombonne à gaz.

Sarin, soman, tabun, phosgène, zyklon B. Tous les gaz toxiques que j'avais étudié en Assault me revinrent en mémoire. S'il était puissant, nous étions fichus.

- ...Rentrez tous dans vous cabines et fermez les portes ! hurlai-je.

Je fis marche arrière vers le compartiment, poussant Aria avec moi.

Au moment où nous allions fermer la porte, une grosse secousse secoua l'avion.

Toutes les lumières s'éteignirent, plongeant les passagers dans la panique.

2.

Les signaux de secours rouge étaient les seuls à percer la pénombre qui régnait dans l'avion.

- ... Kinji ! Est-ce que ça va !?

Je tournai la tête vers la voix inquiète d'Aria, analysant ma respiration.

J'arrivai à... respirer. J'arrivai à voir. Aucun de mes membres n'étaient paralysés.

Tous mon corps fonctionnait correctement. Le gaz que l'ennemi nous avait envoyé semblait sans défense.

- Aria. Cette annonce à l'instant... C'était le Tueur de Butei. Comme je le pensais, il est là.

- ... Comme tu le pensais... ? Tu savais que le Tueur de Butei allait se montrer——— ?

Ses yeux camélias étaient écarquillés.

Je décidai de lui raconter tout ce que j'avais deviné en Hysteria Mode.

- Tu crois que les premiers crimes du Tueur de Butei sont les cas de détournement de la voiture et de la moto, mais j'ai découvert qu'il avait aussi détourné un bateau——— et tué un Butei. Sans doute au cours d'un combat direct.

- ... Qu'est-ce qui te fais croire ça ?

- C'est le seul de ses crimes dont tu n'avais pas connaissance, car tu n'as sans doute pas intercepté son signal électrique.

- Oui...

- Ce qui veut dire que le Tueur de Butei n'a envoyé aucun signal électrique. Il ne contrôlait pas le bateau à distance. Il était lui-même sur le bateau !

J'étais cependant encore septique sur une chose. Comment mon frère avait-il pu ne pas réussir à s'enfuir...

- Une moto, une voiture, un bateau... Les moyens de transport auxquels il s'attaque sont de plus en plus gros. Et puis tout à coup, il s'en prend à des choses plus petites. Mon vélo, puis le bus.

- ...!

- Tu comprends maintenant, Aria ? Ce gars te ciblait depuis le début et tu as totalement marché. Il a fait retomber les charges sur Kanae pour te déclarer la guerre. Et maintenant, comme mon frère——— non, comme le Butei qu'il a tué sur le bâteau, il va te combattre directement. C'est... un détournement.

Aria grinçait des dents en m'écoutant.

À ce moment———

Popo—popopo. Popo—. Popo—popo—po—.

Les lumières des ceintures de sécurité et les signaux de secours se mirent à clignoter d'une drôle de manière.

- ... Du morse japonais...

Les mots qui s'échappèrent de la bouche d'Aria me poussèrent à tenter de déchiffrer le message. L'avion était agité de secousses.


Venez-Venez-I.U-c'est-le-paradis.

Venez-Venez-Je suis-au-bar-du-premier-étage.


- ... Il essaye de nous attirer en bas.

- Parfait. Je vais le percer de trous.

Le front plissé, Aria tira les deux pistolets accrochés sous sa jupe.

- Je viens avec toi. Enfin, je ne sais pas si le moi actuel peut t'être d'une grande aide.

- Tu n'as pas à venir.

Brooouuum——— ! Au coup de tonnerre, le corps d'Aria se raidit.

- Je fais quoi alors ?

- ... V-Viens.


Nous suivîmes les points lumineux qui brillaient au sol et descendîmes avec précaution au premier étage.

Je vis le bar, extrêmement luxueux.

Sous le grand lustre...

Il y avait une fille, assise les jambes croisées et accoudée au comptoir. L'hôtesse de l'air que j'avais vu plus tôt.

- ...!?

Nous pointâmes nos pistolets vers elle, sous le choc.

Elle... portait l'uniforme du Lycée Butei.

Un uniforme——— customisé, couvert de frou-frou et de broderies.

Cette jupe gonflée, couverte de pétales d'œillets... C'était celle que portait Riko à Odaiba.

- Vous avez aussi marché dans celui-là, dit l'hôtesse de l'air.

Et elle ôta le fin masque qui lui collait au visage.

En dessous se trouvait———

- ... Riko !?

- Bonsoir [3].

Elle but une petite gorgée du cocktail bleu qu'elle tenait à la main et me fit une clin d'œil. C'était bien Riko.

J'étais sous le choc.

Quand nous nous étions séparé à Odaiba——— Elle avait pris mon Vespa customisé pour se rendre jusqu'à l'aéroport ? Et après s'être déguisé en hôtesse de l'air, elle avait infiltré l'avion grâce à son badge de Butei ...?

- Beaucoup des personnes intelligentes et douées en combat ont hérité de ces capacités. Au lycée Butei, une grande partie de l'élite se trouve dans ce cas. Mais... Ta famille est différente, Olmes.

- ...!

Un tremblement traversa le corps d'Aria quand elle entendit les derniers mots prononcés par Riko. Elle se raidit.

Olmes——— ?

C'était à ça que correspondait le H du nom de famille d'Aria ?

- Qui... es-tu...?!

Riko rit doucement en voyant le front plissé d'Aria.

Une lumière, à travers un hublot, illuminait son visage.

- Mon nom complet——— est Riko Mine Lupin la Quatrième.

... Lupin... ?

Comme... ce Lupin ? Celui des bouquins d'Inquesta, le célèbre voleur français ?

Riko était l'arrière-petite-fille... d'Arsène Lupin ?!

- Mais... Ma famille ne m'appelle jamais Riko. Aucun d'entre eux n'utilise ce prénom si mignon que ma mère m'a donné. À la place, ils disent cette chose si bizarre...

- Bizarre... ? murmura Aria.

- La Quatrième. La Quatrième. La Quatrième. Mademoiselle la Quatrième— Tous le monde, même mes serviteurs, m'appellent de cette façon. C'est horrible.

- Q-Quel est le problème... Tu es bien la quatrième, non ?

Riko lança un regard furieux à Aria.

- ... Bien sûr qu'il y a un problème ! Vous me prenez pour un numéro ? Vous me prenez pour un morceau d'ADN ? Est-ce que je suis un numéro ? Je suis Riko ! Pas un numéro ! Pourquoi êtes-vous tous comme ça !

Elle avait soudainement explosé.

Mais ces cris ne semblaient pas nous être adressés.

Mais. Mais. Qu'est-ce qu'elle avait ?

- Si je ne surpasse pas mon arrière-grand-père, ma vie ne sera jamais ma vie. Juste celle de l'arrière-petite-fille de Lupin. C'est pour cette raison que j'ai rejoint I.U et obtenu ce pouvoir——— Grâce à ça, je vais pouvoir récupérer ce qui m'a toujours été du——— Mon identité !

Aria l'écoutait avec beaucoup d'attention. Moi, je n'y comprenais rien.

- Attends, attends un peu ! Qu'est-ce que tu racontes...!? C'est qui Olmes, c'est qui I.U ? Le Tueur de Butei... c'est vraiment toi !?

- ... Le Tueur de Butei ? Ah, ça...

Le regard de Riko se posa de nouveau sur Aria.

- Ce n'était qu'un petit jeu. Ma véritable cible est Olmes la Quatrième——— Toi, Aria.

Ses yeux était totalement différents de ceux de la Riko que je connaissais.

C'était le regard qu'a un prédateur qui dévisage sa proie.

- Il y a un siècle, nos arrière-grand-pères se sont battus, mais aucun n'a réussit à prendre l'avantage sur l'autre. Si je bats Olmes la Quatrième aujourd'hui, j'aurais dépassé mon arrière-grand-père. Kinji... Tu as parfaitement rempli le rôle que je t'avais donné, tu le sais ?

Son regard animal s'était posé sur moi.

Elle avait retrouvé son air normal, léger. Elle rit.

- Ceux de la lignée des Olmes se doivent d'avoir un Partenaire. Le premier Olmes qui a combattu mon arrière-grand-père en avait un excellent. Je t'ai choisi afin que tu remplisses cette condition.

- Aria et moi... Tout ça c'était...?

- Oui.

Riko avait retrouvé son air normal, léger. Elle rit.

Elle avait fait semblant d'être Riko l'idiote——— ? Tout ce temps ?

- C'est moi qui ait installé la bombe sur ton vélo et qui ait envoyé des signaux électriques extrêmement faciles à intercepter.

- ... Tu savais que je traçais les signaux du Tueur de Butei...!

- Bien sûr que oui~ C'est ta faute, tu es allée à Connect sans cacher tes intentions~ Mais, comme tu ne t'en sortais pas très bien avec Kinji... J'ai un peu aidé les choses avec le détournement du bus.

- C'est aussi toi qui a détourné le bus...!?

- Kinji~ Quel qu'en soit la raison, un Butei ne doit jamais donner sa montre à quelqu'un d'autre, tu le sais ? Si ta montre est déréglée, tu as peu de chance de réussir à avoir ton bus~

Ma montre——— Alors casser ma montre dans la serre faisait aussi parti de son plan ?

Elle avait trouvé l'excuse de me la réparer pour la prendre et en changer l'heure.

Voilà pourquoi je n'avais pas eu le bus de 7h58———

- Alors... tu avais tout orchestré...!

- Oui. Enfin presque. Des évènements inattendus se sont aussi produits. Après le détournement du bus, tu n'as pas devenu le partenaire d'Aria. Et tu es entré en action dès que je t'ai parlé de la mort de ton frère. Je n'avais pas vu ça venir.

Mon grand frère.

- ... Ne me dis pas que... tu... mon frère... !?

Mon grand frère.

Mon idéal, celui que je respectais le plus.

Elle l'avait... !

Je savais.

Je savais pourquoi mon sang bouillait dans mes veines.

Il était mon point faible.

Je ne pouvais pas rester calme quand ça concernait mon frère——— !

- Hihi~ Allez Aria. Ton Partenaire semble contrarié. Bats-toi avec lui contre moi— !

Riko. Elle était bien Lupin la Quatrième.

Cela faisait encore parti de son plan, c'est ça...!

- Kinji. Je vais t'annoncer une bonne nouvelle. Tu sais quoi, ton grand frère... est actuellement mon amoureux.

- Ferme-la !

- Kinji ! Elle le fait exprès ! Calme-toi !

- Comment pourrais-je me calmer !

Je ne te laisserai plus déshonorer la mémoire de mon frère——— Plus jamais !

Au moment où j'allais appuyé sur la détente de mon Beretta, que je serrais de toutes mes forces.

L'avion fit une nouvelle fois agité d'une secousse.

- ...!

- Ohlala~ ♪


  1. Aéroport international de Tokyo.
  2. En anglais dans le texte.
  3. En français dans le texte.


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